{"id":2855,"date":"2022-05-05T10:34:12","date_gmt":"2022-05-05T14:34:12","guid":{"rendered":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/histoires\/connecting-through-geography\/"},"modified":"2022-05-12T22:45:07","modified_gmt":"2022-05-13T02:45:07","slug":"connecting-through-geography","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/histoires\/connecting-through-geography\/","title":{"rendered":"La g\u00e9ographie qui nous rapproche"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019histoire raconte que pour honorer le couronnement de la nouvelle monarque du Canada en 1953, l\u2019explorateur de l\u2019Arctique, le lieutenant- colonel Patrick Baird, a sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019un pic qui s\u2019\u00e9levait au-dessus de Pangnirtung sur l\u2019\u00eele de Baffin soit nomm\u00e9 mont Queen Elizabeth. Mais, apr\u00e8s un examen plus approfondi, la proposition a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e : selon le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Vincent Massey, la montagne n\u2019\u00e9tait pas assez puissante.<\/p>\n<p>Cela ne veut pas dire que la nouvelle Reine du Canada n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 comm\u00e9mor\u00e9e dans la g\u00e9ographie du nord du Canada : les recommandations de Baird pour nommer le fjord Coronation et le glacier Coronation ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es en 1953. En juin de la m\u00eame ann\u00e9e, le gouvernement du premier ministre Louis Saint-Laurent a annonc\u00e9 un t\u00e9moignage de respect toponymique digne de l\u2019occasion, en pr\u00e9sentant les nouvelles cha\u00eenes de montagnes Queen Elizabeth de l\u2019Alberta, comprenant 15 pics montagneux autour du lac Maligne dans le parc national Jasper, dont le plus haut, le mont Unwin, d\u00e9passe les 3 200 m\u00e8tres.<\/p>\n<p>\u00ab La configuration de cette region comporte assez de beaut\u00e9 pour render une douzaine de r\u00e9gions c\u00e9l\u00e8bres \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Robert Winters, ministre des Ressources du Canada \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Dans ce cas, la Reine elle-m\u00eame a approuv\u00e9 la proposition.<\/p>\n<p>Soixante-dix ans plus tard, l\u2019ann\u00e9e du jubil\u00e9 de platine de la Reine, son r\u00e8gne et les liens qu\u2019elle a tiss\u00e9s avec les Canadiens continuent de se refl\u00e9ter sur la carte du pays.<\/p>\n<p>Selon Connie Wyatt Anderson, pr\u00e9sidente de la Commission de toponymie du Canada, le bilan des noms royaux au Canada a \u00e9t\u00e9 constant tout au long de son r\u00e8gne. Bien que la toponymie, qui consiste \u00e0 nommer les caract\u00e9ristiques g\u00e9ographiques, rel\u00e8ve de la comp\u00e9tence des provinces et des territoires, la Commission f\u00e9d\u00e9rale des noms g\u00e9ographiques fait office d\u2019organisme de coordination et fournit des ressources. Elle g\u00e8re une base de donn\u00e9es de 360 000 entit\u00e9s g\u00e9ographiques nomm\u00e9es dans tout le pays, des d\u00e9troits et bras de mer aux pingos et prairies, des rivi\u00e8res et ravins aux rochers et monts sous-marins.<\/p>\n<p>Dans le cas de la Reine, les cha\u00eenes de montagnes albertaines de 1953 ont \u00e9t\u00e9 suivies par un archipel arctique en 1954. Nomm\u00e9es \u00e0 l\u2019origine (et pendant 130 ans auparavant) en l\u2019honneur de l\u2019explorateur de l\u2019Arctique William Parry, les \u00eeles de la Reine-\u00c9lisabeth sont l\u2019archipel le plus septentrional du Canada et comprennent les \u00eeles Ellesmere (Umingmak Nuna), Devon (Tallurutit) et Cornwallis. En 1985, trois reliefs sous-marins associ\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s lorsque le nom de Queen Elizabeth a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9 \u00e0 une \u00e9l\u00e9vation, une pente et un plateau, respectivement. Comme le souligne Anderson (et Vincent Massey le reconna\u00eetrait), l\u2019\u00e9chelle des caract\u00e9ristiques associ\u00e9es \u00e0 la Reine a quelque chose d\u2019une d\u00e9claration.<\/p>\n<p>La reine \u00c9lisabeth II \u00e9tait pr\u00e9sente en ao\u00fbt 1978 pour inaugurer le parc provincial qui a \u00e9t\u00e9 renomm\u00e9 en son honneur au lac Cardinal, dans le nord de l\u2019Alberta. D\u00e9sormais connu comme une destination pour les ornithologues, le parc provincial Queen Elizabeth a accueilli son homonyme avec un spectacle a\u00e9rien d\u2019un autre genre. \u00ab La Reine a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9e par un essaim de moustiques, a rapport\u00e9 un journal d\u2019Edmonton, et a d\u00fb repousser \u00e0 plusieurs reprises les insectes assoiff\u00e9s de sang loin de son visage \u00bb.<\/p>\n<p>En 2002, \u00e0 l\u2019occasion de ses 50 ans sur le tr\u00f4ne, la Reine a fait une visite du jubil\u00e9 d\u2019or au Canada. En Ontario, elle a \u00e9t\u00e9 salu\u00e9e par le bapt\u00eame d\u2019une autre r\u00e9serve provinciale, celle-ci pr\u00e8s de Minden. Le parc provincial Queen Elizabeth II Wildlands abrite des ours, des orignaux et de rares couleuvres minces; la Reine ne les a pas encore visit\u00e9s. Cette visite royale a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une avalanche de denominations comm\u00e9moratives, y compris la d\u00e9signation de parcs du Jubil\u00e9 d\u2019or dans les villes ontariennes de Hamilton et Haliburton, et d\u2019une roseraie \u00e0 Moose Jaw, en Saskatchewan. En voyageant vers le nord \u2013 sa premi\u00e8re visite au Nunavut depuis sa cr\u00e9ation en 1999 \u2013 la Reine s\u2019est arr\u00eat\u00e9e \u00e0 Iqaluit, o\u00f9 elle a visit\u00e9 une voie de contournement de la ville qui lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9e : la route autrefois connue sous le nom de Ring Road se nomme d\u00e9sormais Queen Elizabeth II Way.<\/p>\n<p><b>NE VOUS Y TROMPEZ PAS :<\/b> de nombreux noms monarchiques canadiens sont ant\u00e9rieurs \u00e0 celui de la reine en exercice. Les r\u00e8gnes d\u2019autres reines, dont certaines s\u2019appellent aussi \u00c9lisabeth, ont \u00e9t\u00e9 honor\u00e9s dans la g\u00e9ographie locale depuis l\u2019\u00e9t\u00e9 1576, lorsque Martin Frobisher a navigu\u00e9 avec une flottille \u00e0 la recherche d\u2019un passage du Nord-Ouest dans ce qui est aujourd\u2019hui le d\u00e9troit de Davis. Il pensait que le rivage qu\u2019il regardait \u00e9tait le Labrador alors qu\u2019il s\u2019agissait en fait du bord sud de l\u2019\u00eele de Baffin : peu importe, il l\u2019a nomm\u00e9 Queen Elizabeth Foreland. \u00c9lisabeth 1re est \u00e9galement comm\u00e9mor\u00e9e dans l\u2019Int\u00e9rieur de la Colombie-Britannique, avec un pic (le mont Queen Bess) et dans la glace (le glacier Queen Bess).<\/p>\n<p>L\u2019art\u00e8re centrale Queen Street de Toronto s\u2019appelait Lot Street avant 1837, date \u00e0 laquelle elle a \u00e9t\u00e9 renomm\u00e9e en l\u2019honneur de la reine Victoria. Bien que la reine \u00c9lisabeth II ait maintenant r\u00e9gn\u00e9 six ans de plus que son arri\u00e8rearri\u00e8re- grand-m\u00e8re, il est bon de noter que Victoria r\u00e8gne toujours en ma\u00eetre sur la carte du Canada : aucune personne n\u2019est honor\u00e9e par son nom plus qu\u2019elle.<\/p>\n<p>Le Queen Elizabeth Park de Vancouver porte le nom de la Reine m\u00e8re et a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 par elle lors de sa visite d\u2019\u00c9tat au Canada en 1939 avec le roi George VI. Il en va de m\u00eame pour le Queen Elizabeth Way de l\u2019Ontario, qu\u2019elle a inaugur\u00e9 lors de cette m\u00eame visite. Curieusement, les autoroutes de la s\u00e9rie 400 de l\u2019Ontario, dont la QEW fait partie, sont toujours officiellement d\u00e9sign\u00e9es comme King\u2019s Highway.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019aucun nouveau grand geste de d\u00e9nomination ne soit pr\u00e9vu pour le jubil\u00e9 de cette ann\u00e9e, un effort de jardinage notable est en cours, coordonn\u00e9 par les repr\u00e9sentants vice-royaux provinciaux et territoriaux de la reine \u00c9lisabeth. Le projet des Jardins du jubil\u00e9 de platine implique les 13 provinces et territoires, chacun d\u00e9veloppant un jardin qui lui est propre, con\u00e7u pour les conditions et climats locaux, et qui sera d\u00e9voil\u00e9 au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9. Dans le cadre de cet effort, les 13 bureaux vice-royaux ont re\u00e7u des graines de tabac de la Chapelle royale du Massey College de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto. En 2017, la Chapelle royale a \u00e9t\u00e9 officiellement d\u00e9sign\u00e9e Gi-Chi-Twaa Gimaa Kwe Mississauga Anishinaabek Aname Amik, ou le lieu sacr\u00e9 de la Reine Anishinaab\u00e9. L\u2019inclusion de ce tabac dans chaque Jardin du jubil\u00e9 repr\u00e9sente la relation durable entre la Couronne et les peuples autochtones.<\/p>\n<p>Sur le terrain du palais du gouvernement \u00e0 Regina, le Jardin du jubil\u00e9 est un cercle, avec des bancs et de la signalisation qui met particuli\u00e8rement l\u2019accent sur la r\u00e9conciliation autochtone, selon Heather Salloum, dirigeante et secr\u00e9taire particuli\u00e8re du bureau du lieutenant- gouverneur de la Saskatchewan Russ Mirasty. Membre de la bande indienne de Lac La Ronge et premier lieutenant-gouverneur autochtone de la Saskatchewan, Russ Mirasty a \u00e9t\u00e9 le premier repr\u00e9sentant vice-royal de la reine \u00c9lisabeth \u00e0 transmettre ses salutations en cri des bois lors de sa c\u00e9r\u00e9monie d\u2019installation officielle en 2019. Entour\u00e9es d\u2019une haie d\u2019armoise douce, les plantations du Jardin du jubil\u00e9 de la Saskatchewan en commemoration des 70 ans de r\u00e8gne de Sa Majest\u00e9 comprennent le th\u00e9 du Labrador, la beno\u00eete \u00e0 trois fleurs, l\u2019achill\u00e9e millefeuille commune, l\u2019aster soyeux et, bien s\u00fbr, les roses Queen Elizabeth.<\/p>\n<hr \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019histoire raconte que pour honorer le couronnement de la nouvelle monarque du Canada en 1953, l\u2019explorateur de l\u2019Arctique, le lieutenant- colonel Patrick Baird, a sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019un pic qui s\u2019\u00e9levait au-dessus de Pangnirtung sur l\u2019\u00eele de Baffin soit nomm\u00e9 mont Queen Elizabeth. <a class=\"moretag\" href=\"javascript:;\">Lire la suite>><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2654,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"coauthors":[19],"class_list":["post-2855","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoires"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2855","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2855"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2855\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2654"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2855"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2855"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2855"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/platinumjubilee.canadiangeographic.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=2855"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}